DPE à Jean Biondi, Creil : comprendre le bâti et ses performances énergétiques
À Jean Biondi, les 1 000 DPE géolocalisés décrivent un bâti très majoritairement composé d’appartements construits entre 1948 et 1974. Les résultats situent le quartier près du niveau de Creil pour la consommation médiane et la part de passoires énergétiques, avec des différences de surface à prendre en compte.
Le dossier énergétique de Jean Biondi, à Creil, repose sur 1 000 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon analysé de 10 106 DPE à l’échelle de la ville. Ces données permettent de décrire les logements diagnostiqués, leur période de construction et la distribution de leurs étiquettes énergétiques. Elles constituent un point de comparaison pour un propriétaire, un acquéreur ou un candidat à la location, mais ne décrivent pas automatiquement chaque logement du quartier. Il faut notamment distinguer les résultats collectifs du diagnostic propre au bien concerné. La lecture croisée des classes, des consommations, des surfaces et des coûts estimés apporte ici davantage d’information qu’une seule étiquette ou qu’un seul montant annuel pris isolément.
Un bâti dominé par les appartements de 1948 à 1974
| Étiquette | Logements diagnostiqués (Jean Biondi) | Part du quartier |
|---|---|---|
| A | 0 | 0,0 % |
| B | 18 | 1,8 % |
| C | 284 | 28,4 % |
| D | 335 | 33,5 % |
| E | 304 | 30,4 % |
| F | 41 | 4,1 % |
| G | 18 | 1,8 % |
La période de construction 1948-1974 rassemble 72,2 % des diagnostics de Jean Biondi. Le profil observé est donc principalement celui d’un bâti de cette période, plutôt que d’un parc ancien antérieur à 1948. Ce dernier ne représente que 0,2 % des diagnostics du quartier, contre 9,4 % à Creil. Au total, la part construite avant 1975 atteint 72,4 %. La typologie est tout aussi marquée : les maisons individuelles comptent pour seulement 0,5 %, le reste correspondant à des appartements. Ces caractéristiques donnent un cadre à la lecture des résultats énergétiques. Elles ne permettent cependant pas de déduire les matériaux, le mode de chauffage, l’état de l’isolation ou les travaux déjà réalisés dans un immeuble. Ces informations ne figurent pas dans les faits disponibles.
- Période dominante : 1948-1974, avec 72,2 % des diagnostics. Cette concentration caractérise le bâti analysé, sans signifier que tous les immeubles présentent les mêmes performances.
- Bâti antérieur à 1948 : 0,2 % à Jean Biondi, contre 9,4 % dans la ville. Le quartier se distingue donc nettement sur ce critère d’âge.
- Maisons individuelles : 0,5 % des logements diagnostiqués. Les résultats du quartier décrivent avant tout des appartements et doivent être utilisés avec prudence pour situer une maison.
Des étiquettes surtout concentrées entre C et E
La classe D est la plus représentée à Jean Biondi, avec 335 diagnostics. Elle est suivie par la classe E, qui en compte 304, puis par la classe C, avec 284 diagnostics. Le cœur de la distribution se situe ainsi entre ces trois étiquettes, sans que le quartier puisse être résumé à une classe unique. À l’extrémité la plus performante de la répartition, aucun diagnostic n’est classé A et 18 sont classés B. À l’autre extrémité, 41 diagnostics portent une étiquette F et 18 une étiquette G. Les passoires énergétiques F et G représentent donc 59 logements, soit 5,9 % du total analysé. Cette proportion reste minoritaire, mais la présence importante de logements classés E invite également à examiner précisément le résultat du bien envisagé.
- A : 0 diagnostic ; B : 18 diagnostics. L’absence de classe A concerne l’échantillon étudié et ne permet pas d’affirmer qu’aucun logement du quartier ne pourrait atteindre cette classe.
- C : 284 diagnostics ; D : 335 diagnostics ; E : 304 diagnostics. Ces effectifs montrent la place centrale des classes intermédiaires dans les résultats observés.
- F : 41 diagnostics ; G : 18 diagnostics. Leur total de 59 logements constitue le groupe des passoires énergétiques identifié dans les données fournies.
Une situation proche de Creil sur les indicateurs énergétiques
Pour situer Jean Biondi par rapport à Creil, les données disponibles donnent des médianes et une proportion de passoires, plutôt qu’une moyenne générale des étiquettes. La part de F et G est de 5,9 % dans le quartier, contre 6,1 % dans la ville : Jean Biondi se situe légèrement en dessous, sans contraste marqué. La consommation médiane est elle aussi très proche, à 197 kWh/m²/an contre 198 kWh/m²/an. Le coût énergétique annuel médian estimé est plus bas dans le quartier, à 1 074 € contre 1 181 €. Toutefois, la surface médiane y est également inférieure : 58 m² contre 67 m². Ces deux différences doivent être lues ensemble. Le montant annuel moins élevé ne suffit pas à conclure à une meilleure performance énergétique de l’ensemble des logements.
Vendre à Jean Biondi : contextualiser le DPE du bien
Pour une vente, ces résultats servent surtout à présenter le logement dans son environnement énergétique, sans remplacer son diagnostic individuel. Un appartement classé D appartient à la catégorie la plus fréquente de l’échantillon, qui rassemble 335 diagnostics. Un bien classé F ou G relève, lui, d’un groupe moins représenté, avec 59 logements recensés. Ce positionnement peut structurer les échanges avec un acquéreur : quelle est l’étiquette exacte du bien, quelle consommation lui est associée et quels éléments du diagnostic expliquent son résultat ? L’âge dominant du quartier, 1948-1974, apporte un contexte, mais ne prouve ni l’absence ni la réalisation de travaux. Enfin, les données fournies ne comportent aucun résultat sur les transactions : elles ne permettent donc pas de chiffrer une décote, une prime ou un effet sur la vente.
Louer à Jean Biondi : raisonner à l’échelle du logement
Pour une location, l’intérêt principal du dossier est d’aider à lire les caractéristiques énergétiques du logement proposé, plutôt que d’attribuer à tout le quartier un niveau uniforme. Le coût annuel médian estimé de 1 074 € constitue un repère collectif ; il ne doit pas être présenté comme le budget certain d’un futur occupant. La consommation médiane de 197 kWh/m²/an fournit un autre point de comparaison, à distinguer du montant total en euros et de la surface du bien. Pour un appartement classé F ou G, la faible proportion de passoires dans le quartier ne change pas le résultat individuel. Les seules statistiques fournies ne permettent pas non plus de conclure à la possibilité juridique de louer un logement précis : cette question demande une vérification propre au bien.
Questions fréquentes
Jean Biondi est-il plus performant énergétiquement que Creil ?
Les indicateurs disponibles montrent surtout une proximité. Jean Biondi compte 5,9 % de passoires F et G, contre 6,1 % à Creil, et sa consommation médiane est de 197 kWh/m²/an, contre 198 kWh/m²/an. Son coût annuel médian estimé est inférieur, mais sa surface médiane l’est aussi. Il serait donc excessif d’en déduire une supériorité énergétique générale. La répartition complète des étiquettes de la ville n’est pas fournie et ne permet pas de comparer chaque classe.
L’âge des immeubles suffit-il à prévoir leur étiquette DPE ?
Non, les données disponibles ne permettent pas d’établir cette correspondance pour un logement particulier. La période 1948-1974 représente 72,2 % des diagnostics, tandis que les résultats se répartissent entre plusieurs classes, notamment C, D et E. Aucun croisement détaillé entre âge et étiquette n’est fourni. La période de construction situe donc le bâti, mais elle ne remplace pas la lecture du DPE du bien et ne renseigne pas, à elle seule, sur ses équipements ou ses éventuelles rénovations.
Quels repères retenir avant de vendre ou de louer dans le quartier ?
Le premier repère reste le diagnostic du logement concerné. Les 1 000 DPE du quartier permettent ensuite de le contextualiser : la classe D est la plus fréquente, les passoires représentent 5,9 % des résultats et la surface médiane est de 58 m². Il convient de comparer séparément l’étiquette, la consommation et le coût estimé. Ces statistiques ne déterminent ni la valeur du bien, ni les dépenses réelles d’un occupant, ni sa situation juridique pour une mise en location.